
La Roche du Mont
La via ferrata de la Roche du Mont à Ornans offre une expérience unique et mémorable avec une sensation de liberté en traversant les parois rocheuses. Située au-dessus du magnifique village d’Ornans et de la vallée de la Loue, cette via ferrata est connue pour ses vues panoramiques spectaculaires et son ambiance aérienne.
Description
Approche : 15 à 20 min par un sentier
Altitude : Départ à 460 mètres, arrivée à 480 mètres
Longueur : 360 mètres
Dénivelé : 20 mètres
Durée :
Elle se décompose en deux parties avec un départ commun : la première, classée Assez Difficile (AD), est accessible au plus grand nombre et est assez variée, avec des sections horizontales et des ponts de singe qui ajoutent une touche d’aventure. Cinq échappatoires pour ceux qui préfèrent éviter certains obstacles.
La seconde partie, classée Extrêmement Difficile (ED), s'adresse aux pratiquants très expérimentés ayant une excellente condition physique. Le parcours test ainsi qu'une longe courte sont obligatoires avant de se lancer sur cette variante.
Le départ commence par une échelle d'environ 10 barreaux puis par une toute petite montée d'1 ou 2 m.
On part ensuite à l'horizontale. La première échappatoire se situe avant le pont de singe. La traversée continue alors pour arriver à une planche puis un second pont de singe beaucoup plus long. Ce dernier pont de singe se situe juste avant l'arrivée.
C'est l'arrivée qui est la plus difficile avec une petite montée verticale légèrement déversante.
Le parcours ED est une traversée horizontale très déversante. C'est une partie très physique, un très long surplomb sans échappatoires, la longe courte est obligatoire.
Location de matériel :
Sport Xtreme Loue https://www.sportxtremeloue.com/
Akila https://www.akila-centers.com/centres-outdoor/akila-ornans/
Terrain d'Aventures https://www.terrainsdaventures.com/via-ferrata/
Escal'ô https://www.escal-o.fr/
Latitude Canoë https://latitudecanoe.fr/
- Communes traversées : Ornans
Les 19 patrimoines à découvrir

Fontaine Lavoir du Seult - © JGS25
Petit patrimoineFontaine-lavoir du Seult
La fontaine et le lavoir datent du XIXe siècle. Ce dernier est adossé à un mur et couvert d’un toit à tuiles mécaniques reposant sur huit piliers. À l’avant, le grand bassin demi-cercle utilisé autrefois comme abreuvoir est surmonté d’une borne fontaine sur laquelle repose une statue en fonte figurant Saint-Vernier. Ce saint est devenu le saint vigneron le plus vénéré de la région.
Tombe de Gustave Courbet - © Musée départemental Gustave Courbet / Photo : Aurélia Channaux
HistoireLe cimetière d’Ornans et la tombe de Courbet
nhumé en Suisse le 3 janvier 1878, en raison de l'exil politique du peintre, il faudra attendre 1919 pour quel le corps de Courbet rejoigne Ornans.
Une courte cérémonie est organisée pour son retour au pays, dans le cimetière même au Courbet situe la scène de son tableau manifeste de 1850 Un Enterrement à Ornans (musée d’Orsay).
Les autorités ecclésiastiques refusent cependant de célébrer des obsèques religieuses et les représentants officiels sont peu nombreux. Personne ne relève alors l'erreur de la date de naissance gravée sur la tombe : Courbet est né le 10 juin et non le 10 août (jour de naissance de son père Régis.)
Roche Founièche, Ornans - © Albain K. CCLL
Point de vueRoche Founièche
POint de vue sur Ornans et la Loue.
Anonyme - La maison de Courbet, n.d. Crayon graphite et encre sur papier vélin - Inv. 1976.1.26 - © Musée départemental Gustave Courbet / Photo: Pierre Guenat
HistoireHôtel Hébert, maison d’enfance et musée
C’est dans cette demeure, construite au XVIe siècle et transformée au XVIIIe, que la tradition situe la naissance du peintre Gustave Courbet en 1819.
Sa famille la louera par la suite après l’incendie de la ferme de Flagey en 1827. En 1970, Les amis de Gustave Courbet l’achètent et y créent le musée Courbet. Six ans plus tard, le bâtiment et la collection sont cédés au Département du Doubs.
Le musée départemental Gustave Courbet s’étend depuis 2011 sur trois bâtiments, l’hôtel Hébert, inscrit en partie aux monuments historiques, et deux autres maisons mitoyennes : l’hôtel Champereux et la maison Borel.

Anonyme - Ornans. L 157 - Le Séminaire, N.d Carte postale photographique Ornans, Musée départemental Gustave Courbet - © Musée départemental Gustave Courbet / Photo : Aurélia Channaux
HistoireLe petit séminaire
S’il n'en reste aujourd’hui plus rien, c’est à cet emplacement que se situait le petit séminaire d’Ornans que Courbet a intégré durant l’année scolaire 1830-1831. Dans cette école ecclésiastique réservée à la bourgeoisie, Courbet a rencontré de nombreux amis qui le suivront à Paris, en particulier Max Buchon (1818-1869) qui deviendra le « poète du Réalisme ».

Emile Vernier (1829-1887) - Les Casseurs de pierre, d’après Courbet, vers 1860 - Lithographie - Inv. 1976.1.90 - © Musée départemental Gustave Courbet / Photo : Pierre Guenat
HistoirePlace des Isles Basses : premier atelier du peintre
Après la disparition des grands-parents maternels du peintre, ses parents héritent de leur maison place des Isles Basses, aujourd’hui place Courbet. Son père lui installe en 1849 son premier atelier au grenier. Courbet l'aménage et y peint un ciel azur constellé d'hirondelles.
Un motif repris dans son second atelier. Dans cet atelier exigu, l’artiste réalise l'un de ses plus grands formats :
Un Enterrement à Ornans (Musée d'Orsay). C'est également ici qu'il peint Les Casseurs de pierre (œuvre détruite), autre œuvre majeure du réalisme

La fontaine du Pêcheur de chavots - © Musée départemental Gustave Courbet / Photo : Aurélia Channaux
HistoireLe Pêcheur de chavots
Première sculpture de Courbet, offerte à la ville et installée en 1866, la fonte Le Pêcheur de chavots symbolise l’attachement du peintre à son pays natal.
Après la participation de ce dernier à la Commune de Paris en 1871, elle est rendue à l’artiste.
Ce n’est qu’après la mort de Courbet que sa sœur donne à la ville un second exemplaire afin qu’il retrouve sa place sur la fontaine. Cependant, le Pêcheur connaît au cours du XXe siècle plusieurs dégradations. Il est alors déplacé en 1994 à l’Hôtel de Ville d’Ornans et une copie le remplace.

Hôtel de France, 1936 - Carte postale photographique - Anonyme © Pays d’Ornans Patrimoine
Monuments et architectureHôpital Saint-Louis
En partie classé aux monuments historiques, l’hôpital Saint-Louis d’Ornans était un établissement religieux qui venait en aide aux plus pauvres, accueillant dès 1834 un
orphelinat pour jeunes filles.Juliette Courbet, sœur de l’artiste, œuvrait en tant que bienfaitrice dans cet établissement, léguant à la fin de sa vie de nombreux objets dont une importante tapisserie encore visible dans le hall. Du temps de Courbet, la ville d’Ornans ne s’étendait pas plus loin, faisant de son atelier construit en 1860, un atelier « dans la campagne ».

Claude-Antoine Beau (1792-1861) - Saint-Vernier, vers 1837 - Huile sur toile - Dépôt de la Ville d'Ornans - Inv. D.1984.1.1 - © Musée départemental Gustave Courbet / Photo : Pierre Guenat
Monuments et architectureÉglise Saint-Laurent et son maître-autel
Présentée au-dessus du maître-autel de l’église d’Ornans jusqu’en 1984, avant d’être déposée au musée Courbet, cette œuvre prend pour modèle un petit fils de vigneron : Gustave Courbet.
Le saint, identifiable par ses attributs, pied de vigne, serpette, et chien, protège la viticulture, l’une des activités économiques les plus importantes dans la vallée de la Loue au XIXème siècle. Réalisé par Claude-Antoine Beau (1792-1861), dont Courbet fut élève, ce portrait est caractéristique de l’art religieux populaire, ancré dans un contexte de dévotion locale.
Gustave Courbet (1819-1877) - Un Enterrement à Ornans, 1848-1849 Fusain - Inv. D.3980 - © Besançon, musée des beaux-arts et d’archéologie / Photo : Pierre Guenat
HistoireUn Enterrement à Ornans
Exempté de devoir présenter ses œuvres au jury du Salon officiel grâce à sa médaille obtenue pour l'Après-dînée à Ornans (Palais des beaux-arts de Lille) Courbet décide, à l'été 1849, de s’atteler à un tableau réunissant près de 40 personnes : Un Enterrement à Ornans. Les ornanais se pressent dans son atelier des isles basses pour figurer sur cette frise humaine de près de sept mètres de long.
Présenté au Salon de 1850, ce tableau est un véritable manifeste du Réalisme, montrant, sans artifice, une scène du quotidien d'un village de franche comté, dans un format habituellement réservé au grand genre (traitant des sujets historiques, mythologiques ou religieux).
L’œuvre fait scandale et est l'objet de nombreuses caricatures et critiques acerbes en dénonçant sa « laideur vulgaire »
Gustave Courbet (1819-1877) - Une papeterie à Ornans, vers 1865 - Huile sur toile - Musée départemental Gustave Courbet - Prêt - © Institut Gustave Courbet, Ornans
Savoir-faireLa Froidière : industrialisation et force hydraulique
Dès le XIVe, des moulins et roues s’établissent. La maîtrise de la force hydraulique est améliorée par Etienne Joseph Pouguet (1781-?) qui invente une roue réglable en hauteur, adaptable en fonction du débit de la rivière, n’obstruant ni la navigation, ni le flottage du bois. Ce mécanisme est appelé un « moulin pendant ». Au milieu du XIXe, une trentaine d’usines battent la rivière. Courbet a peint de nombreux tableaux représentant l’industrie sur la Loue.

Gustave Courbet (1819-1877) - Le Pont de Nahin, vers 1837 - Huile sur toile - Inv. 1976.1.4 - © Musée départemental Gustave Courbet / Photo : Pierre Guenat
Monuments et architectureLe pont de Nahin
Comme le Grand Pont, le pont de Nahin, rompu lors d’une crue en 1571, est reconstruit en pierre en 1607 et restauré en 1775. En 1839, alors interne au collège royal de Besançon, Gustave Courbet choisit ce pont, le plus ancien d'Ornans, comme l'un de ses premiers sujets picturaux.
Dans ce petit format transparaît un style encore naïf, mais déjà prometteur. Une version plus tardive représente également le pont de Nahin, baigné cette fois par la lumière du crépuscule.
Anonyme - Hôtel de France, 1936 - Carte postale photographique - © Pays d’Ornans Patrimoine
Monuments et architectureHôtel de France
Lieu emblématique de la vie sociale ornanaise, l'Hôtel de France est une institution présente depuis le XVIe au cœur de la ville, alors connu sous le nom de l'Hostellerie du Soleil d'Or. Lieu de villégiature, il accueille les nombreuses connaissances de Courbet de passage dans la vallée. Parmi elles figure Mathilde Carly de Svazzena, avec laquelle le peintre entretiendra une intense correspondance érotique avant de s'exiler en Suisse, des suites participation à la Commune de Paris.

La roche des pins et la roche du Mont vues depuis l’Église d’Ornans - © Musée départemental Gustave Courbet / Photo : Claire Bleuze
Point de vueLa Roche du Mont
Les formations géologiques calcaires, caractéristiques du Jura, sont au cœur des œuvres de paysage de Gustave Courbet. Observateur de la nature et connaisseur de la géologie, grâce à son ami le géologue Jules Marcou, le peintre témoigne d’un intérêt important pour la représentation des strates calcaires et des failles étudiées sur les falaises entourant Ornans qui lui offrent des vues panoramiques, telles que la Roche des pins ou la Roche du Mont. Ces motifs sont souvent traités en pleine matière et au couteau à peindre.
Belvédère de la Roche Bottine - © Musée départemental Gustave Courbet / Photo : Aurélia Channaux
Point de vueLa Roche Bottine
La Roche Bottine nous permet de visualiser les ruptures
des grands bancs calcaires. Les failles ont découpé
ce grand vallon dit du « cul de Vaux » et provoqué un
glissement d’une écaille de ce grand massif.
L’éclairage du soir de la roche en période d’orage est
spectaculaire. Les rochers prennent alors des cou
leurs exceptionnelles et visibles de façon très fugaces
que Gustave Courbet a tenté de fixer sur son œuvre
La Vallée de la Loue par temps d’orage (musée des
beaux-arts de Strasbourg), peinte vers 1849.
Vignes sous la roche du Mont - © Laurent Cheviet
Pastoralisme et agricultureCoteau sous la roche : les vendanges
Au XIXe, les vignes sont nombreuses sur les coteaux de la vallée de la Loue. D’ailleurs, les grands-parents maternels comme le père de l’artiste en possèdent et commercialisent le vin. Cette culture courante de la vallée de la Loue et intimement liée à la famille Courbet a été représentée par le peintre en 1849 dans « un tableau du vigneron l'hiver. Il eût été aiguisant des paisseaux ou échalas, tandis que sa femme gouvernerait l'alambic ».
Aussi Gustave Courbet regrettait-il en septembre 1871, alors emprisonné, de ne pouvoir participer aux vendanges d’Ornans.
Belvédère de la Roche Bottine - © Musée départemental Gustave Courbet / Photo : Aurélia Channaux
Point de vueLa Roche Bottine
La Roche Bottine nous permet de visualiser les ruptures des grands bancs calcaires. Les failles ont découpé ce grand vallon dit du « cul de Vaux » et provoqué un glissement d’une écaille de ce grand massif.
L’éclairage du soir de la roche en période d’orage est spectaculaire. Les rochers prennent alors des couleurs exceptionnelles et visibles de façon très fugaces que Gustave Courbet a tenté de fixer sur son œuvre La Vallée de la Loue par temps d’orage (Musée des beaux-arts de
Strasbourg), peinte vers 1849.
Vignes sous la roche du Mont - © Laurent Cheviet
KarstLa Roche du Mont
La géologie de la vallée de la Loue est à l’origine de trois à quatre terroirs très distincts et qui se rapprochent des
terroirs du vignoble actuel du Jura. À l’époque de Courbet, la situation du vignoble sur les coteaux les plus ensoleillés de la vallée de la Loue ne suffit pas à assurer la fabrication d’un vin de qualité.Jean-Antoine Oudot, le grand-père du peintre, possède six hectares de vignes, ce qui est considérable à l’époque. Gustave Courbet, emprisonné en 1871, regrettera de ne pas participer aux vendanges.

Claude-Antoine Beau (1792-1861) - Saint-Vernier, vers 1837 - Huile sur toile - Dépôt de la Ville d'Ornans - Inv. D.1984.1.1 - © Musée départemental Gustave Courbet / Photo : Pierre Guenat
Monuments et architectureÉglise Saint-Laurent et son maître-autel
Ornant le maître-autel de l’église jusqu’en 1984 avant d’être déposé au Musée Courbet, Saint-Vernier de Claude-Antoine Beau (1792-1861) prend les traits de son ancien élève et petit-fils de vignerons : Gustave Courbet. Identifiable par ses attributs de vigneron, le saint protège la viticulture de la vallée de la Loue et plus particulièrement Ornans (on distingue l’église et le site du château). Ce portrait est caractéristique de l’art religieux populaire dans un contexte de dévotion locale.
Recommandations
Longe courte OBLIGATOIRE
Cette via ferrata est en accès libre.
Avant de vous engager dans une via ferrata, vous devez disposer du matériel adéquat et s'avoir l'utiliser correctement.
La taille minimum requise du pratiquant est de 1.50 m. Son poids doit être compris entre 40kg et 120kg (norme constructeur des longes de Via Ferrata PETZL),
Le port du casque est obligatoire, les cheveux doivent être attachés et le pratiquant doit posséder des chaussures fermées.
Avant de vous engager, vous devez connaitre, mettre en pratique les consignes de sécurité en via ferrata et tenir compte de vos capacités physiques.
Sécurité : en cas de doute sur vos capacités, n'hésitez pas à faire appel à un professionnel. Se renseigner auprès de l'Office de Tourisme Destination Loue Lison.
Privilégiez le Parking de La Plante ou de La Visitation.
Environ 15 à 20 min de marche d'approche par un petit sentier au départ puis par des escaliers.
Lieux de renseignement
Destination Loue Lison - Ornans
7 rue Pierre Vernier, 25290 Ornans
Itinéraire(s) à proximité
Zones de sensibilité environnementale
Vallées de la Loue et du Lison
- Domaines d'activités concernés :
- Randonnée pédestre, VTT
- Contact :
À proximité24
- Restaurants
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- Sites et lieux de visites
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